Congrès départemental

vendredi 20 novembre 2015

CONGRES DEPARTEMENTAL 2015. Le mercredi 2 Septembre 2015 à la Cité Internationale des Congrès à Nantes.

Programme de la journée :

  • 8 h 30 : lever des couleurs
  • 9 h 00 : Messe du souvenir
  • 10 h 30 : Accueil des personnalités
  • 11 h 00 : Travaux du Congrès
  • 12 h 15 : Cérémonie au monument aux morts
  • 12 h 30 : Vin d’honneur officiel
  • 13 h 00 : Banquet

Sommaire

  • Compte Rendu.
  • Discours de Madame le Maire de Nantes
  • Discours du Président départemental.
  • Discours du Secrétaire départemental.

Compte rendu.

Accompagnés de leurs épouses, veuves ou veufs, ils sont 1300 à rejoindre le Grand auditorium de la Cité des Congrès à Nantes.

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Prêts pour aller aux couleurs
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Le lever des couleurs en présence des drapeaux
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Les congressistes dans le grand auditorium

Après le lever des couleurs, la cérémonie religieuse engage le Congrès. Une heure de recueillement et de ferveur, durant laquelle, sur fond de musique et de chants, le Père Crusson aumônier militaire des associations patriotiques, le Père Brunelière et le Diacre Hasting, ont apporté des mots d’espoir, de réconfort, de partage : partage avec nos jeunes frères d’armes, qui aujourd’hui se battent hors de nos frontières pour faire respecter les libertés.

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L’office religieux

Face aux congressistes et invités entourés de 203 drapeaux, une nouvelle tribune, de nouveaux visages autour du Président Départemental Jean-Charles Rolland : Monsieur Laurent Buchaillat, Sous-préfet, représentant le Préfet de la Région des Pays de la Loire, Madame Johanna Rolland, Maire de Nantes, Monsieur Michel Richaud Vice-président National de l’UNC, Monsieur Patrick Hamon Secrétaire Départemental de l’UNC, Monsieur Jean-Yves Jaunet Secrétaire départemental adjoint, remplaçant notre Président-adjoint de l’UNC 44 et Monsieur Serge Renaud, Président de l’association de Sautron.

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Monsieur Serge RENAUD Président de l’association de Sautron.

Après la déclaration d’ouverture du Congrès prononcée par Monsieur Serge Renaud, les travaux, sous la conduite du Secrétaire départemental adjoint Yves Jaunet,
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ont commencé par la déclaration de Madame Johanna Roland Maire de Nantes, disant sa satisfaction de nous accueillir dans sa ville. Il est à noter que depuis la tenue des congrès à Nantes, c’est la première fois que le Maire, plus exactement Madame La Maire, est présente.

Le Président Roland a continué, axant son discours sur la nécessité du recrutement, de l’attention particulière qui doit être portée à l’entraide ainsi que sur le devoir de mémoire sur la « Grande Guerre » jusqu’en 2018, date du centenaire de la création de l’UNC.

Le représentant National, Michel Richaud, écartant la partie mémorielle, s’est attaché à parler de l’UNC, de son organisation, des démarches vives dans le domaine législatif et de se qui intéresse le domaine social. En fin d’exposé a suivi la lecture d’un texte fort apprécié rendant hommage aux anciens combattants d’Afrique du Nord (une majorité des congressistes) et relatant avec justesse les sentiments ressentis et enfouis, un pied de nez au déni de reconnaissance manifesté envers les combattants AFN.

Monsieur Laurent Buchaillat, Sous-préfet, dans le discours de clôture reprendra les points essentiels de la motion présentée et soulignera les avancées dans le domaine législatif et la réforme en cours des services de l’ONAC.

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Monsieur Laurent BUCHAILLAT Sous-préfet

Cette matinée du congrès s’est terminée par une cérémonie de dépôt de gerbes au Monument aux Morts, rue de Valmy et un vin d’honneur offert par la ville de Nantes, pendant que les congressistes reprenaient des forces autour des bars tenus par les associations organisatrices du Congrès.

Le Banquet qui a suivi a rassemblé 933 convives dans la grande Halle de la Cité.

Le Président départemental adjoint - B. Bosque

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Les autorités devant le monument aux morts pour le dépot des gerbes.
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La haie des drapeaux au retour du dépôt des gerbes
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Le remerciement aux Porte-drapeaux par le président J.C.ROLLAND
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Le banquet

Les Personnalités présentes : (hors celles déjà citées)

  • Monsieur André Trillard Sénateur
  • Monsieur Joël Guerriau Sénateur
  • Monsieur Michel Ménard Député
  • Madame Christine Mayer Conseillère municipale de Nantes, déléguée aux A.C
  • Madame Evelyne Pinthier Directrice départementale de l’ONACVG
  • Monsieur Jean-Christophe Bertrand Directeur Départemental de la Sécurité Publique
  • Monsieur Patrick Allix Président UNC 22
  • Monsieur Claude Perrier, Président UNC 35
  • Monsieur Auguste Noyer Président UNC 49
  • Monsieur Henri Chemin Président UNC 56
  • Monsieur Alain Burgaud représentant UNC 85
  • Monsieur Michel Bertin Président UNSOR
  • Monsieur René Bomtempi Président UNP
  • Monsieur Michel Leroux Président ACUF
  • Monsieur Michel Marsollier Président Fédération Maginot
  • Monsieur Christophe Kerzerho chef du protocole à la Mairie de Nantes
  • Monsieur Jean-Christophe Bréger Animateur Crédit Mutuel
  • Madame Annie Bourmaud responsable associations Crédit Mutuel.

Discours de Madame la Maire de Nantes Johanna ROLLAND.

Mesdames, Messieurs.

Laissez-moi tout d’abord vous remercier de m’avoir invitée à l’ouverture de votre Congrès départemental. C’est à la fois un honneur et un plaisir.
Cela m’offre en premier lieu l’occasion de souligner la qualité de l’action menée par l’UNC 44 ainsi que l’importance des buts qu’elle poursuit.

La solidarité est au cœur de vos valeurs, elle constitue un volet très important de vos actions. Comment s’en étonner d’ailleurs ? On retrouve là un trait essentiel du monde combattant, où l’on n’abandonne pas un camarade, où on l’épaule autant que nécessaire. Au sein du monde combattant, la solidarité, l’entraide, l’amitié ne sont pas de vains mots.

C’est d’ailleurs cet esprit qui a présidé à la création, dès le 26 Novembre 1918 d’une association d’entraide qui deviendra l’Union Nationale des Combattants. Son but était de soutenir et d’aider, sans aucune distinction, celles et ceux qui étaient victimes des conséquences de la guerre, de cette guerre inédite, de cette guerre totale, qui, pour la première fois, avait touché chaque famille, dans tout le pays. Depuis lors, l’ U.N.C poursuit inlassablement la réalisation de cette « grande œuvre de solidarité nationale » que voulaient construire ses fondateurs.

C’est pourquoi vous développez tout ce qui permet de maintenir et conforter le lien entre vos membres, les contacts, mais aussi l’aide aux plus modestes. Et je mesure bien, sur ce dernier point, que la situation de nombre d’anciens combattants ou de leurs veuves est parfois difficile et nécessite un effort de la solidarité nationale. C’est évidemment très noble et éminemment utile. Dans nos sociétés où, trop souvent, l’individualisme, une forme de repli sur soi tendent à se répandre et à déliter le lien social, il faut, comme vous le faites de manière efficace et constante, construire ces relations au quotidien qui rendent tout simplement la vie plus agréable et plus riche. Merci donc à celles et ceux qui effectuent ce travail essentiel.

Et puis, naturellement, vous êtes un acteur essentiel du devoir de mémoire. Vous portez et vous incarnez la mémoire combattante, la mémoire de celles et ceux qui se sont battus et qui ont souffert, pour la France, pour son honneur, son indépendance, pour la liberté et la dignité de ses habitantes et de ses habitants. Et bien sûr, vous portez et vous incarnez la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour ces nobles causes et envers qui nous avons un profond devoir de reconnaissance.

Je veux m’arrêter un instant sur ce sujet, car il me tient vraiment à cœur. Je suis très profondément attachée au devoir de mémoire, à cette nécessité de perpétuer le souvenir du passé. C’est fondamental. Nous le devons, je l’ai dit, à celles et ceux qui se sont battus pour nous. Mais nous avons aussi le devoir de tirer les leçons de ce passé, non pour le ressasser, mais pour en éviter les erreurs et parfois, hélas, les horreurs. Rien n’est jamais acquis. La perpétuation de notre liberté nécessite une constante vigilance, que nous devons toutes et tous exercer.

A Nantes, en ce domaine, nous menons une action déterminée et volontaire.
C’est bien sûr le résultat de notre histoire. Vous le savez, grâce au courage et à l’engagement de ses habitants, Nantes a eu l’immense honneur d’être la première Ville compagnon de la Libération, dès le 11 novembre 1941. C’est pourquoi nous avons à cœur, avec les 4 autres communes honorées par cette distinction, de faire en sorte que la mémoire de cette période et de l’action des héros, souvent humbles, de la Résistance, ne s’efface pas. Au moment où les derniers compagnons disparaissent, les uns après les autres, l’oubli serait une seconde mort, encore plus cruelle. C’est pourquoi, depuis le 16 novembre 2012, le Conseil national des communes « compagnon de la Libération » assure la pérennité de la mémoire de l’ordre de la Libération. Nous le faisons dans un esprit d’espoir et de paix, qui était celui de la Résistance et dont, pour reprendre une formule célèbre, la flamme ne doit pas s’éteindre. Cela nous convient bien, à Nantes, car c’est aussi le message que nous voulons promouvoir.

Mais, plus encore qu’un héritage, pour nous, le devoir de mémoire, c’est un choix, une volonté. Je ne vais pas ici être exhaustive, mais je souhaite rappeler quelques grands axes de notre action en ce domaine.
Nantes, vous le savez, est très engagée dans la commémoration de la mémoire de l’abolition de l’esclavage et de la traite négrière. Il s’agit ici de regarder le passé, notre passé collectif, avec lucidité pour permettre à notre nation de se projeter dans un avenir qui inscrit la justice et les droits de l’homme comme valeurs universelles. Car je suis convaincue qu’on ne se projette correctement vers l’avenir qu’en étant clair sur son histoire et sur ses valeurs. C’est la mémoire partagée, l’histoire établie en commun, qui nous feront plus forts, ensemble.

Et puis, bien sûr, nous avons à cœur de commémorer et d’entretenir la mémoire des conflits mondiaux. Je pense par exemple à la très belle exposition « Nantes en guerre », qui a présenté les deux conflits à hauteur d’hommes, tels qu’ils ont été vécus par les combattants comme par les civils, ou encore « A l’école de la guerre », qui montrait le premier conflit mondial à travers le regard des écoliers nantais. Par ailleurs, durant l’été 2014, nous avons installé une exposition temporaire, cours des 50 otages, pour commémorer les 70 ans de la Libération de notre ville. Et puis, dans le cadre du centenaire de la Première guerre mondiale, le Château de Nantes organise, de 2014 à 2018, un cycle d’expositions et d’évènements, avec un thème différent tous les ans.
J’ai également demandé qu’il soit procédé à la restauration des tables mémorielles. C’est, à mes yeux, absolument fondamental, car c’est un geste qui honore la mémoire de chacun des disparus dont le nom figure sur ce monument et envers qui nous avons un profond devoir de respect et de gratitude.

Je l’ai dit, je ne vais pas énumérer tout ce que nous faisons en la matière. Mais je veux dire combien c’est utile et combien cela produit des effets. J’ai pu le mesurer moi-même, très directement, très concrètement. J’ai en effet rencontré des enfants de CM1 de l’école Jean Zay, à Nantes, qui avaient travaillé sur la Résistance et plus particulièrement sur plusieurs figures de celle-ci, notamment Germaine Tillion. Et bien, j’ai pu mesurer combien ce travail les avait marqué, combien il leur avait fait comprendre la grandeur de l’action des héros de la Résistance mais aussi la nécessité d’être fidèle à leur héritage.
Alors, mesdames et messieurs, vous le voyez, au regard de la qualité et de l’importance du travail que vous effectuez, au regard des objectifs et des valeurs que nous partageons, c’est vraiment un grand plaisir pour moi que d’être présente à vos côtés ce matin.

J’associe naturellement Christine Mayer, conseillère déléguée aux anciens combattants, à cet hommage que je souhaitais rendre à votre travail.

Il me reste à vous remercier à nouveau, de votre action comme de votre invitation, et à vous souhaiter, à toutes et tous, un très bon congrès et d’excellents travaux.

Discours du Président J.C.ROLLAND.

Mes chers camarades.

Deux ans !

Il y a deux ans que nous ne nous sommes rassemblés pour notre congrès départemental et je suis toujours aussi heureux de vous voir nombreux et dynamiques.

Un congrès, c’est peut être l’occasion d’entendre des discours, mais c’est d’abord et surtout une réunion, l’occasion d’être ensemble pour se retrouver et discuter avec des camarades ou des amis que l’on a perdu de vue. Je n’abuserai donc pas de mon temps de parole, pour vous laisser votre temps des discussions.

Je vous disais que nous sommes nombreux. C’est encore une réalité. La Fédération de Loire-Atlantique, en nombre d’adhérents cotisants réellement, est probablement la plus importante fédération départementale de l’UNC en France. A l’échelon départemental elle est toujours et de beaucoup, a elle seule, plus importants de l’ensemble de toutes les associations d’anciens combattants. C’est le constat actuel. Je pense qu’il le sera encore pendant les années à venir et nous pouvons nous en féliciter.

Nous prenons de l’âge, c’est une réalité, nos camarades s’en vont, nos effectifs diminuent. Pourtant notre UNC doit continuer à vivre. Il nous faut donc et je ne le redirai jamais assez, il nous faut recruter.

Mais me direz-vous, que proposons-nous pour espérer un recrutement efficace ? Quelle est la singularité de notre UNC, par rapport aux autres associations d’anciens combattants, singularité si particulière qu’elle peut agir en notre faveur sur le choix d’un adhérent ?

La réponse est simple. Cette singularité est contenue dans l’article premier de nos statuts nationaux, repris dans les statuts de notre fédération et dans celui de nos associations communales. Je cite : « œuvre d’union sacrée, patriotique, morale et humanitaire, ouverte à tous ceux qui ont servi sous les armes et aux associations ayant les mêmes buts, sans distinction d’opinion, de race ou de religion… »

Tout est dit dans ces quelques mots.

L’UNC n’est pas une amicale régimentaire, pas un regroupement d’armes ou d’armées, pas une association spécifique à des catégories de grades militaires ou d’anciens d’écoles, pas une amicale d’anciens participants à des opérations militaires, rien de tout cela : l’UNC est ouverte à toutes et tous ceux qui ont servi la nation. Elle n’est pas inféodée à des opinions ou partis politiques, elle n’est pas caractérisée par une appartenance religieuse ou philosophique, elle ne choisit pas ses adhérents selon leurs origines ou leurs niveaux sociaux.
Rien de tout cela. L’UNC est fidèle à la volonté de ses fondateurs, un ecclésiastique le père Brottier, un homme politique laïc convaincu Georges Clémenceau. Tout les séparait. La volonté de mémoire de ceux qui ont défendu la nation, le respect qui leur était dû et l’ardente nécessité de l’entraide à assurer envers les anciens soldats et leurs familles dans des liens de camaraderie et rien d’autre, les ont unis.

L’UNC c’est cela : la mise en œuvre de tout ce qui peut nous unir et non de ce qui peut nous séparer, pour créer des liens d’amitié, pour ne pas oublier, pour aider, sans penser à autre chose et sans exclusive. C’est notre originalité. C’est ce que nos fondateurs ont voulu. C’est ce que nous maintenons. C’est ce que nous voulons pouvoir continuer à faire. C’est ce que vous pouvez présenter avec une légitime fierté, car cela nous a permis de faire et de réaliser, beaucoup.

Je vous ai parlé de nos fondateurs et de la mémoire. En 2018 l’UNC aura 100 ans. L’UNC, ne l’oublions pas, est née de la « Grande Guerre ». Nous nous sommes souvenus de 1914 et beaucoup d’entre vous ont travaillé pour le rappeler, pour retrouver ce que cela a signifié dans l’ensemble de nos communes et des familles, pour le rappeler à nos concitoyens qui, avec le temps, en oubliaient toutes les conséquences parfois peu imaginables. Il fallait le faire et vous avez bien fait. Mais la grande guerre a duré 4 ans, plus exactement 52 mois. Le souvenir ne s’arrête donc pas à l’engagement du conflit. Il doit se poursuivre durant toute sa durée, jusqu’à la commémoration de la signature de l’armistice, en novembre 2018.

Pour nos concitoyens c’est fêter la paix retrouvée. Pour l’UNC c’est une double date, car c’est également la commémoration du centenaire de notre création : en 2018, je le redis, l’UNC aura 100 ans. Nous étions déjà la plus ancienne association d’anciens combattants voire la plus importante en France. Nous le confirmerons.

Nous devons le faire savoir et dire que, si une association existe depuis si longtemps, c’est que sa raison d’être, sa mission et ses principes, ceux inscrits dans nos statuts, sont sérieux et indiscutables, que nous devons les respecter et nous y tenir.

Vous avez très bien fait en 2014. Continuez durant les 4 années à venir. Montrez qu’il ne faut pas oublier, les sacrifices et les efforts considérables demandés à nos parents, nos anciens, pour défendre la nation et cela sans ajouter de commentaires. La réalité et rien d’autre, est amplement suffisante.
Victor Hugo l’a dit mieux que je ne saurai l’exprimer par ces quelques vers :

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d’eux passe et tombe éphémère.

N’oublions pas et faisons savoir, c’est une de nos missions primordiales.
Je terminerai mon propos sur le Congrès, notre Congrès. Nous avons déjà de nombreuses réunions durant l’année : Conseil des Présidents, Réunions de secteurs, assemblée générale, réunions des veuves, sans oublier les réunions et assemblées dans vos associations locales. Pourquoi donc un Congrès ? La réponse est simple : pour nous retrouver réunis, pour être ensemble, pour nous conforter avec la présence de nos camarades. Certains consomment des vitamines, des fortifiants ou des barres chocolatées pour se dynamiser, nous nous avons notre Congrès : un congrès UNC et ça repart , serais-je tenté de dire.

Oui mais, les temps changent. Les temps sont durs, nous le ressentons tous et certains sont dans la détresse. C’est un constat qui va croissant. Nous devons les aider. Si l’UNC signifie une forte camaraderie et l’assurance du respect de la reconnaissance qui nous est due, elle est aussi et surtout, l’assurance de l’entraide, ce joli mot que l’on remplace maintenant par solidarité. Nous aidons, nous devons pouvoir continuer à le faire et nous devons assurer que nous pourrons le faire, parfois même dans l’urgence, si cela est nécessaire. Sans entraide, pas d’ UNC, de ce point de vue nous serions incompris.

Pour cela, nous devons concilier, un montant d’adhésion acceptable dont les recettes sont heureusement abondées par la souscription départementale, des dépenses raisonnables et une réserve financière suffisante. Les recettes étant limitées, pour augmenter la réserve financière, nous devrons diminuer les dépenses, il n’y a pas de secret en la matière et probablement modifier la forme ou les modalités de notre Congrès.

La réflexion est pour le moment simplement engagée, plusieurs pistes se présentent, nous nous y engageons avec prudence, mais je tenais à vous en informer dès maintenant.

Une chose est assurée cependant, en 2018, il y aura un Congrès départemental de l’UNC. Ce sera un beau Congrès. Le lieu n’est pas encore choisi mais cela n’est pas important. Ce Congrès ne sera pas inaperçu cela je peux vous l’assurer et d’ores et déjà je vous y invite pour souffler ensemble les bougies du gâteau de nos 100 ans !

Avant de terminer mon intervention, j’aimerais vous dire combien je suis attristé de l’absence de nos deux amis que vous connaissez bien : Michel Houllier et Baudoin Bosque, absents pour raisons de santé.

Je voudrais leur dire en votre nom à tous combien nous pensons à eux et leur souhaiter un prompt rétablissement. Dans l’attente de les revoir pour notre A.G. le 27 novembre 2015 à l’Odyssée à Orvault.

Discours de Monsieur Michel RICHAUD Vice président national.

Nous avons tenu à reproduire, non pas la première partie du discours de Monsieur Richaud, concernant la vie de l’UNC , mais la seconde, la plus personnelle. Celle qui est adressée, non pas aux associations mais à chacun d’entre nous. C’est un beau texte. Il peut être lu devant nos monuments aux morts le 5 décembre.

Je vous ai vu partir du port de Bizerte. J’étais petit et je ne savais où vous alliez. Et puis j’ai grandi et puis j’ai appris et puis j’ai vu et puis j’ai su.
Alors quand ma carrière m’a amené au Liban, au Kosovo, en Croatie, à Sarajevo, j’ai su ce que vous aviez pu vivre, là bas, de l’autre côté.
Alors j’ai voulu vous dire merci et rendre hommage à mes Anciens d’AFN, moi, tout jeune OPEX. J’ai voulu saluer les vôtres partis trop tôt pour témoigner aujourd’hui.

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Le Vice-président national Michel RICHAUD

Il y a plus de 50 ans, plein sud de France, ils partaient en bateau pour une destination que tous n’avaient pas choisie, mais que par sens du devoir, ils se devaient d’en respecter les contraintes.

Ils avaient 20 ans, ceux de nos départements qui embarquèrent, le sac à dos bourré sur l’épaule, les sacs à paquetage à bout de bras, le calot ajusté, les brodequins trop lourds, la mine faussement joyeuse peut être, la larme à l’œil, plus sûrement.

Ville d’Oran, Ville de Marseille, Ville de Tunis , Ville d’Alger, Sidi Ferruch, du haut de vos passerelles noircies de fumées, combien avez-vous donc vu de mouchoirs s’agiter, de fiancées éplorées, de mamans effondrées, la petite soeur dans les bras, celle à qui on montre le héros, le grand frère qui part loin, de l’autre côté de la mer, là où les hommes se combattent, pour, dit-on, un avenir meilleur : le leur… pas celui de l’autre !

Et le soir, dans la cale surpeuplée nauséabonde du navire, à deux heures du matin, dans la nuit noire, quand plus personne ne vous regarde, sur une mer menaçante, combien n’ont-ils pas pleuré en secret, eux qui jouaient les hommes, le matin même, sur le quai, pour montrer qu’ils n’avaient pas peur, pas de peine, pas de regrets !

Combien n’ont-ils pas revu le dernier regard triste de l’être aimé qu’ils venaient de quitter ? Combien n’ont-ils pas revécu le dernier baiser échangé ?
Vous les Combattants d’AFN revenus dans vos villes et villages après cette guerre où 27 000 des nôtres ne revinrent, eux, jamais, même si le temps est loin où vous côtoyiez ceux que nous honorerons dans un instant, nous savons tous que souvent vous y pensez et que vous êtes marqués à jamais de ce que vous vécurent à leurs côtés, là-bas, de l’autre côté du rivage.

Ils étaient partis enfants, ces faux hommes de 20 ans…tous savaient qu’ils reviendraient adultes, ceux que l’expérience endurcit, que l’épreuve fortifie, que l’horreur détruit.

Tous savaient qu’ils partaient, peu savaient qu’ils ne rentreraient plus rejoindre le coin qui les avait vus naître et grandir. Peu savaient qu’ils ne reverraient plus la Province de leur enfance, celle de leurs premières amours, où ils avaient embrassé la vie sans envie de la quitter un jour.

Oui, c’est vrai, les Aurès, la Kabylie, Alger la Blanche qu’ils allaient adopter, c’était un peu de leur Méditerranée à eux, celle qu’ils avaient quittée, celle qu’ils avaient vu pour la dernière fois quand le bateau quitte le port et que sa sirène lugubre et maudite vous condamne à l’exil patriotique. Mais là-bas, pas d’accent, pas de gestes démesurés pour prouver sa bonne foi ou mentir sans rougir. Un autre monde, ils allaient connaître : celui des hommes en djellaba, celui des femmes voilées, celui de la guerre qui n’épargne ni le bon, ni le méchant, ni la victime innocente, ni l’accusé de toujours.

Alors, le même sac à dos, le même paquetage, ils le portèrent dans le djebel, sous le soleil brûlant, sur les cailloux tranchants, les Pataugas déchirées.

On leur avait donné un fusil, une ration, une gourde. Ils y ajoutèrent le courage et l’inconscience de leurs 20 ans et tous furent les soldats dignes et beaux du pays qu’ils servaient.

Dignes et beaux, ont-ils été, lorsqu’ils fermèrent les yeux du camarade qui ne souffrirait plus et qui, peut être, leur avait confié le dernier secret, celui qu’on ne dit que quand le bleu du ciel d’Algérie s’obscurcit subitement alors que le soleil n’a jamais tant brillé.

Beaucoup trop revinrent ainsi dans nos départements, accueillis par les mêmes larmes que celles du départ. Celles-là seraient éternelles. Elles saluaient le retour qu’on voudrait à jamais qu’il n’existât plus, de ces boites horribles que portent les camarades, des restes de vos 20 ans.

Les cœurs pleins d’espoir quand le garçon avait revêtu l’uniforme, étaient alors, eux aussi, à jamais, devenus inconsolables.

Le cercueil voilé du drapeau tricolore ! Cette descente de la passerelle aux pas lents cadencés des camarades éplorés de la section, de la chambrée !
Ce discours qui reparle de lui, alors qu’il n’est plus là !

Ce clairon qui sonne « Aux Morts » quand on aurait voulu qu’il jouât le chant de l’espoir ! Ces familles en pleurs, en noir, serrées les unes contre les autres pour mieux partager la souffrance du retour sinistre que personne ne peut comprendre, s’il ne l‘a vécu un jour.

Voilà, ce que vous avez vécu là-bas, voilà ce que vos familles ont enduré.
Si aujourd’hui, tout cela est loin, dans le temps, il est près dans nos cœurs.
Ce monument est le symbole du souvenir de ceux qui ont été vos amis, de ceux qui vous ont admirés, de ceux qui ne vous oublierons jamais.

Vos noms s’alignent sur la pierre froide…. Jean, Henry, Mohamed, Alain, Samuel, Vincent, vous n’êtes pas partis pour rien. Votre sacrifice, c’est celui des héros anonymes que nous n’oublierons jamais de venir saluer.
Vos noms résonnent de vos 20 ans, l’âge où vous n’aviez pas le droit de nous quitter, mais où le devoir vous a guidé, pour que vive une idée de notre pays.

Vous reposez en paix dans vos villes et villages.

Personne ne sera ingrat de la valeur de votre sacrifice.

Le mot Patrick HAMON Secrétaire départemental.

Le 89ème congrès départemental UNC 44 !

Baudoin BOSQUE pendant 18 ans, vous a présenté le Rapport Moral de notre Fédération. Il est actuellement le Président Adjoint et je le remplace comme Secrétaire départemental. Pour des raisons de santé il ne peut être présent parmi nous.

Un Congrès, c’est le moment de raviver les souvenirs, de rectifier la désinformation, de sortir de l’amnésie. Des individus radicalisés ont semé la terreur au sein de nos concitoyens. Il est bon dans ces moments là de se rappeler les fondements de nos statuts : l’unité, la solidarité envers les Anciens Combattants, les veuves et tous ceux qui ont servi la France, la préservation de la mémoire, l’action civique.

Avec nos 9 369 adhérents répartis en 190 associations communales, nous restons la Fédération la plus représentative du monde combattant dans notre département. Nous sommes également parmi les premiers sur le plan national, toutes associations confondues.

Soyons fiers de notre appartenance à l’UNC 44, dont les adhésions restent à l’écart des pratiques de certaines fédérations, qui pour survivre ou se procurer des moyens d’existence n’hésitent pas à les commercialiser. Ce sont des méthodes inacceptables qui enlèvent toute crédibilité au Monde combattant. Nous dénonçons ces procédés. Ils trompent les collectivités et les pouvoirs publics et enlèvent toute crédibilité au monde combattant. L’Ancien Combattant n’est pas une marchandise ou le produit d’une comptabilité. Restons dignes et respectueux de nos valeurs, si nous voulons être respectés.

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Monsieur le Secrétaire fédéral Patrick HAMON

La moyenne d’âge de nos adhérents atteint 78 ans. La diminution de nos effectifs est donc inévitable et programmée. Elle nous amène à réfléchir sur notre pérennité.

Nos dirigeants d’associations l’ont compris et passent déjà ce message lors de nos diverses réunions leurs efforts, qu’il faut saluer, ont permis le recrutement de 446 adhérents (Veuves Soldats de France OPEX) maintenant à peu près nos effectifs. Il faut cependant poursuivre nos efforts du recrutement. Ceci est indispensable : il suffit de consulter chaque jour la rubrique obsèques du journal pour fairecle constat, 1 décès d’Anciens Combattants par jour.

Nous savons les efforts que vous consentez tous, adhérents, Présidents et Porte-drapeaux pour faire vivre la mémoire. Vous restez les acteurs essentiels dans toutes les manifestations patriotiques. Remercions nos veuves, veuves de Guerre et veuves d’Anciens Combattants, de plus en plus nombreuses et responsables parmi nous. Elles savent que pour lutter il faut rester unis. J’adresse également mes remerciements de la Fédération aux présidents et porte-drapeaux de l’agglomération de Nantes à qui nous demandons beaucoup, les cérémonies étant nombreuses au chef lieu de département.
Notre présence assidue à toutes les cérémonies officielles, reste la vitrine vivante de l’UNC dont nous sommes tous fiers, merci à tous.

Nous avons cependant du mal à recruter. Les nouvelles générations étant généralement beaucoup moins intéressées à s’engager dans le bénévolat et le monde associatif, notre recrutement ne peut se faire qu’au sein des OPEX et des Soldats de France.

Les OPEX, ne voient pas l’utilité d’adhérer à notre association. Dès qu’ils quittent l’armée, un grand nombre est déjà en possession de la Carte du Combattant et du Titre de Reconnaissance de la Nation. Ce sont également de jeunes retraités militaires, ils ont un travail, habitent principalement dans les grandes villes, sont très occupés. Ils ne cherchent pas à prendre contact avec nos associations, c’est donc à nous d’aller vers eux.

A partir compter du 1er Octobre 2015, les conditions d’obtention de la Carte du Combattant vont changer. Il faut en profiter, pour offrir nos services ce qi devrait aider à notre recrutement.

N’oublions pas non plus, ceux qui ont été en Algérie entre le 2 Juillet 1962 et le 1er Juillet 1964, nous insistons actuellement auprès des autorités pour qu’ils obtiennent la carte du combattant comme OPEX. Ce ne serait que justice.

Les regroupements d’associations qui s’opèrent actuellement vont dans le bons sens, puisqu’ils permettent une union plus solide, une mutualisation des moyens tout en conservant une représentation dans 213 sur 221 communes du département. Il faut certes modifier certaines habitudes, passer outre les querelles de clocher ou de personnes si nous voulons faire vivre nos associations et même aller au-delà du cadre de L’UNC, en accueillant les Anciens Combattants d’autres fédérations ou amicales, elles aussi sur le déclin.

Nous devons être également vigilants sur nos droits. En cette période de révision générale des politiques publiques, nos responsables politiques cherchent à faire des économies. Le monde combattant, n’est pas à l’abri de certaines suppressions. Les rapports concernant les anciens combattants rédigés par le sénateur Marini et la Cour des Comptes sont inquiétants, remettant en cause le soit disant bénéfice, que nos anciens ont obtenus : La Carte du Combattant, créée par la loi du 19 Décembre 1926 précisant que, le statut d’ancien combattant relève du droit à réparation. Ce n’est donc pas un bénéfice comme certains aiment le dire, mais une reconnaissance.

On oublie trop vite les sacrifices des anciens combattants pendant les différents conflits. Nous demanderons et agirons pour que ces rapports ne soient jamais mis en application. Il faut donc se méfier et rester vigilants.

Nous commémorons le 5 Décembre en mémoire des militaires, appelés et civils français, disparus tragiquement pendant la guerre d’Algérie et nous rejetons la date du 19 Mars.

Une refonte de l’ONACVG est en cours. Des propositions, envisagent la suppression de l’ONACVG dans certains départements Nous exigeons fermement son maintien dans chaque département, avec des moyens et du personnel satisfaisant. En ces temps difficiles, nous avons à faire face à de plus en plus de demandes de secours. L’ONACVG doit pouvoir les satisfaire, rapidement et efficacement.

Le 1erJuillet 2015, la suppression de l’aide spécifique aux conjoints survivants des anciens combattants a été annoncée dans la discrétion la plus totale. Nos dirigeants ont-ils pensé à son remplacement ? Les bénéficiaires de cette aide sont en dessous du seuil de pauvreté reconnu, que vont-ils devenir ?

Tout cela confirme que pour nos dirigeants, les anciens combattants, comme les anciens en général, ne sont pas une priorité.

Pourtant, votre génération est confrontée à des besoins de plus en plus importants, liés aux aménagements pour le maintien à domicile ou des frais inhérents au handicap. Des permanences permettant de traiter les dossiers du domaine social seront tenues au siège de la Fédération, les dates vous ont été données lors du conseil des Présidents et sont précisées sur notre Site Internet. Nous avons également formé au cours de l’année, 66 délégués sociaux dans vos associations, pour améliorer leurs connaissances et faciliter la rédaction des documents de demande d’aide.

Nous nous organisons donc pour répondre à notre mission d’entraide, mais une association ne peut tout et ne peut remplacer les missions propres à l’Etat.

Agissons donc, mais soyons également fermes dans nos vœux et nos demandes et à bientôt le 27 novembre prochain, à Orvault salle de l’Odyssée pour notre Assemblée Générale .

LA MOTION DU CONGRÈS

LES ANCIENS COMBATTANTS UNC de LOIRE-ATLANTIQUE REUNIS EN CONGRES A NANTES LE 2 SEPTEMBRE 2015

  • DENONCENT ET CONDAMNENT toutes les campagnes insidieuses de désinformation et de diffamation dirigées contre la France et ses Armées notamment dans les manuels scolaires, les médias ou les films,
  • CONFIRMENT LEUR ATTACHEMENT INCONDITIONNEL à la célébration officielle du 5 décembre en qualité de journée nationale d’hommage aux "Morts pour la France" pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie,
  • REAFFIRMENT LEUR OPPOSITION à toute forme de remise en cause de l’indéniable droit à réparation instauré au profit des combattants de toutes générations, des veuves et victimes de guerre comme des opérations extérieures ou intérieures,

A CET EFFET, ILS DEMANDENT EXPRESSEMENT

  • L’APPLICATION de la plus grande fermeté dans l’application des sanctions à l’égard des auteurs et incitateurs à outrages et profanations envers les symboles et valeurs de notre Patrie.
  • LA REVALORISATION du point des Pensions Militaires d’Invalidité actuellement dévalué
  • LA REVALORISATION des Pensions des Veuves de Guerre
  • L’ATTRIBUTION de la Carte du Combattant en tant qu’ OPEX aux militaires ayant séjourné au moins 120 jours en Algérie entre le 2 juillet 1962 et le 1er juillet 1964
  • LE RETABLISSEMENT de l’Aide Spécifique aux conjoints survivants et aux Anciens Combattants aux revenus inférieurs au seuil de pauvreté
  • LE MAINTIEN de tous les services départementaux de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre avec les moyens nécessaires à leur fonctionnement
  • LA PARTICIPATION active de l’UNC dans le groupe de travail élargi en charge de la refonte du Code des Pensions Militaires d’Invalidité et Victimes de Guerre.

Portfolio

Madame Johanna ROLLAND Maire de Nantes Le Secrétaire départemental adjoint Jean-Yves (...)

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